Ces deux séquence portait donc sur le conte et la nouvelle (réaliste et fantastique).
Elle a été accompagnée de plusieurs documents de support :
Pour l'étude du conte :
- le conte du petit chaperon rouge, la version originale de Charles Perrault et celle des frères grimm.
- le petit poucet, de Charles Perrault.
Pour l'étude de la nouvelle :
(nouvelle réaliste)
- Toine, de Guy de Maupassant,
(nouvelles fantastiques)
- la vénus d'ille, de Mérimée,
- la cafetière, de Théophile Gautier,
- la demeure d'Astérion, de Luis Borges.
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1) Le conte :
Le conte est un récit narratif hérité de la tradition orale (folklore) à la fois universel et atemporel, c'est à dire qu'il existe depuis toujours, et est présent dans toutes les cultures.
Sa visée est la plus souvent didactique, elle incite à la réflexion, use de mises en garde. Son premier public est le plus souvent enfantin, suivi par un public adulte qui réinterprête le conte, parfois à visée polémique, comme le fait Charles Perrault pour échapper à la censure.
Il se construit toujours de la même manière :
- un cadre spatio temporel flou, laissant place au fantastique (animaux personnifiés, magie, ...)
- peu de personnages et ceux ci sont simplifiés à l'extrême, permettant des contrastes forts (gros/petit, pauvre/riche, sot/intelligent),
- une intrigue simple, avec :
- une situation initiale,
- un élément perturbateur,
- des péripéties,
- une situation finale.
- le plus souvent le point de vue narratif est omniscient.
2) La nouvelle :
La nouvelle est un récit court (moins de cent pages), présentant une histoire le plus souvent centrée autour d'un thème dont on peut trouver des indices dans le titre et en se renseignant sur l'auteur. Les récits narratifs et descriptifs s'enchaînent pour faire progresser l'action, qui se déroule la plupart du temps dans un même lieu, temps et avec les mêmes personnages. Souvent un rappel rapide d'événements au début cadre le récit.
Le rôle de la chute est l'essence même de la nouvelle. La chute est souvent inattendue, produisant un effet de surprise, parfois comique.
Le point de vue narratif est libre, parfois externe, parfois interne, plus rarement omniscient. Le narrateur est en général un personnage de l'histoire, parfois un témoin.
nouvelle réaliste VS nouvelle fantastique :
La seule véritable différence entre les deux tient en l'insertion progressive du fantastique dans le deuxième, souvent de façon subtile. Il donne de l'étoffe au récit en permettant des événements irréalistes. Il est souvent utilisé dans des courants tels que le romantisme au dix neuvième siècle.